
Le premier four solaire de puissance à double réflexion installé à Mont-Louis en 1947 fut d'abord instrument de recherche sur les hautes températures (alliages spéciaux et ultra réfractaires). Depuis 1993 il fait partie, avec Odeillo et Targasonne, d'un programme régional de développement du tourisme et de la culture scientifiques, avec des animations pédagogiques (concentration solaire, effet de serre notamment) et une production de céramiques d'art et de bronzes.
Mais les formidables potentialités de l'énergie solaire, inépuisable, autonome et non polluante se devaient de répondre à la demande des pays de la ceinture tropicale confrontés à la disparition des forêts et du bois de feu. Installé dans un village en zone rurale, le four solaire peut en effet assurer localement des fonctions diversifiées comme la cuisson du pain, de poteries, des matériaux (ciment, chaux, plâtre), la fonte du métal (marmites, outils), etc.
Le transfert de technologie est devenu pour Mont-Louis un enjeu essentiel avec la construction et l'expérimentation de fours simples et peu coûteux, dans le cadre de projets de développement local incluant formation des utilisateurs, maintenance et suivi. À Safi au Maroc par exemple, un four solaire de 50 kW économisera l'équivalent bois de 20 à 40 ha de forêt et permettra, avec la cuisson des céramiques, de sauvegarder 3000 emplois menacés par la déforestation.
Les projets se multiplient, comme en Catalogne Sud, au Sénégal en Azerbaïdjan, ou dans la ville de Safi.
Projet de construction d'un four solaire à SAFI au Maroc.
La Société Four-Solaire-Développement est chargée du projet de construction d'un four solaire dans la ville de Safi pour la production de poteries, pour remplacer le bois rare par le soleil gratuit, inépuisable et non polluant.
Les buts de ceprojet sont:
- améliorer les conditions de travail des Artistes potiers;
- améliorer la qualité des cuissons;
- supprimer la casse de poteries à la cuisson.
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